JOHNNY JANE
concerto

JOHNNY JANE

  • Sexta-feira, outubro 24, 2025
  • 20:00-23:00
  • Le Trianon 80 Boulevard Marguerite de Rochechouart, 75018 Paris, França

Info

SUPER ! PRESENTE : JOHNNY JANEL’histoire de Johnny Jane s’apparente Ă  celle d’un mouvement intĂ©rieur. La plupart de ses chansons surgissent au fil de longues balades solitaires et sans but prĂ©cis dans les rues de Paris, avec un casque vissĂ© aux oreilles. « Il faut que je dĂ©couvre ».PortĂ© par ces mots, susurrĂ©s Ă  lui-mĂȘme dans un dialogue interne, ce compositeur, interprĂšte et multi-instrumentiste de 25 ans a parcouru des sentiers musicaux Ă  rebours. DotĂ© d’une oreille aiguisĂ©e, Johnny Jane a systĂ©matiquement recherchĂ© l’ADN musical des styles musicaux et des artistes qui ont attirĂ© son attention, pour bĂątir un arbre gĂ©nĂ©alogique traversĂ© de correspondances entre Ă©poques musicales et rapports de causalitĂ© manifestes - tel le lien entre le Velvet Underground, les Strokes et leurs hĂ©ritiers.Rien n’est laissĂ© au hasard dans ses textes en vers libres, ni dans ses mĂ©lodies, harmonies et arrangements, qui oscillent avec prĂ©cision, Ă  la croisĂ©e des chemins. Pop sophistiquĂ©e parcourue d’orgues Fender Rhodes, chanson française teintĂ©e d’effets de vocoder, Ă©lectro atmosphĂ©rique French Touch et batteries annĂ©es 90’ issues du rock et du post-punk anglo-saxon
 Toute l’identitĂ© de son premier album tient du voyage et du parcours de ses influences multiples. A commencer par son nom d’artiste, clin d’Ɠil Ă  la Ballade de Johnny Jane composĂ©e par Serge Gainsbourg pour le film Je t’aime moi non plus, en hommage Ă  Jane Birkin.Comme Gainsbourg, Johnny Jane dit “travailler peu”, congĂ©diant ainsi, d’un sourire suffisant, ses dix annĂ©es d’efforts consacrĂ©s Ă  Ă©tudier le piano, le solfĂšge, les percussions et la guitare au Conservatoire SupĂ©rieur de Musique d’OrlĂ©ans, sa ville natale. Pourtant, Émile - son vrai prĂ©nom - reconnaĂźt “observer” “tout autour” “tout le temps”, ces dĂ©tails cruciaux qui Ă©chappent souvent au regard. Ce temps de contemplation ritualisĂ© Ă  l’excĂšs, dans lequel le temps devient extensible, est nĂ©cessaire Ă  son processus de crĂ©ation. Ses chansons naissent comme des lueurs qui ne tiennent pas compte des secondes, minutes et heures imprimĂ©es par les horloges. Elles prennent forme de façon alĂ©atoire, par un dĂ©clic soudain. Parfois, lorsqu’il marche dans la rue et le plus souvent quand il est assis au piano, micro ouvert.Les images, les sons, les Ă©motions s’impriment alors dans sa musique, comme des tĂ©moins tangibles d’une apparente futilitĂ© de l’existence, qui se transforme en gloire des petites choses. Comme ce “bleu” Ă©vaporĂ© “du sky” de Bye Bye et le “rouge” pas comme les autres de la chemise de Justine, qui figurent parmi les titres phares d’Attitude(s). Fouilleur de l’ñme, Johnny Jane recherche en toute chose la fragilitĂ© de l’instant. Comme Ă  l’époque oĂč faisait de la photo, et se baladait jour et nuit avec son appareil Canon 50mm “pour capturer sur des sĂ©ries de clichĂ©s des accidents merveilleux et des rencontres fortuites de passants”. C’était durant ses Ă©tudes Ă  l’AcadĂ©mie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, intĂ©grĂ©e aprĂšs un bac littĂ©raire. Depuis ses 16 ans, Johnny Jane avait compris ĂȘtre hors norme, hors la loi, et sans doute un peu paumĂ©, prĂ©fĂ©rant se noyer dans le texte de En Attendant Godot – “Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On attend. Mais en attendant ?” - Ă  la mĂ©thodologie butĂ©e de l’enseignement secondaire.Toujours au conservatoire d’OrlĂ©ans, il avait dĂ©cidĂ© de suivre des cours de théùtre et, en incarnant le personnage de Vladimir dans Beckett, il s’était reflĂ©tĂ© dans l’impitoyable luciditĂ© de sa vision sur le monde : “d’une telle simplicitĂ©, ironie et Ă©lĂ©gance”, commente Johnny Jane. Adolescent, il dĂ©couvre aussi les Illuminations de Rimbaud, se balade avec un long trench aux allures rĂ©tro, et Ă©crit des poĂšmes – “Une suite d’élucubrations et de clichĂ©s adolescents”, se souvient-il. Ils l’entraĂźneront nĂ©anmoins Ă  aiguiser sa plume, Ă  se lancer dans ses premiĂšres compositions et Ă  faire la rencontre capitale, sur les bancs du lycĂ©e, de Carl et Renaud, un tandem de producteurs - encore aujourd’hui ses meilleurs amis - qui l’ont aidĂ© Ă  composer et produire certaines de ses chansons.Entre Ă©motion sincĂšre et second degrĂ© rĂ©jouissant, Kleenex - toute rimĂ©e en “Ex” - s’est rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  sa plume pendant qu’il Ă©coutait le dĂ©bit en syncope et Ă  la cĂ©sure des mots, de Françoise Hardy, sur “Comment te dire Adieu” (Ă©crite par Serge Gainsbourg). A la fois rĂ©cit d’un prĂ©lude et d’un deuil d’une histoire d’amour, l’album Attitude(s) avance avec cette allure propre Ă  Johnny Jane, entre profondeur, dandysme, humour et insolence. Il y est question d'un “MaĂźtre” dont le navire semble faire naufrage, mais papillonne sur les flots. Les Lois de l’Univers semble dictĂ©e par l’état d’ivresse d’une rave et conjugue une ligne mĂ©lodique Ă©voquant “Que je t’aime” (de Johnny Hallyday) et un orgue d’église Ă©voluant comme une Toccata et fugue de Bach. Ultra pop, “Plus rien Ă  perdre” suit un rythme tout en up tempo, en contrepoint d’un texte dressant le portrait d’une gĂ©nĂ©ration dĂ©sabusĂ©e “qui créé plus Ă  partir du nĂ©an

Line-up

Local

80 Boulevard Marguerite de Rochechouart, 75018 Paris, França

Le Trianon

80 Boulevard Marguerite de Rochechouart, 75018 Paris, França