Dynamite Shakers
- Jeudi 25 février 2027
- 20:00-23:55
- The Black Lab 8 Rue des Champs, 59290 Wasquehal, France
Info
Nightclub est une chanson tourbillon. La carte d'identité d'un groupe, Dynamite Shakers. Un titre inspiré par une soirée dans un club parisien, entouré de clones branchés de Pete Doherty. Le regard de gosses passionnés de rock montés à Paris et confrontés à une forme de superficialité et cynisme typiquement parisiens. Il y a aussi un jeu de séduction qui s'opère. Des corps qui se cherchent, au départ composé sur une terrasse en mode guitare acoustique. D'abord écrit en anglais et finalement chanté en français. La jeunesse parle à la jeunesse. Les yeux dans les yeux. Il y a beaucoup de nuances, un refrain explosif, une saturation libératrice, c'est une carte d'identité fidèle à ce qu'est le groupe.
Synthèse d'un deuxième album à venir chez Barclay et produit par Lionel des Limiñanas et mis en boîte à ICP, à Bruxelles. Le mix a été confié à l'anglais Caesar Edmunds déjà récompensé aux Grammys (Beach House, Wet Leg, Queens of the Stone Age, PJ Harvey, The Killers, St Vincent, Foals, The Last Dinner Party, Ride...). C'est aussi un titre mêlant électricité sans entrave et mélodie tatouage, celle qui s'accroche au cerveau et au cœur pour ne plus les quitter.
La réunion d'Elouan, chant et guitare, Lila-Rose, chant et basse, François, batteur et Calvin, guitariste, 23 ans de moyenne d'âge, tous issus de Vendée, ressemble à une scène dans un film de John Hughes. Elouan, encore au lycée, aime le rock, plus particulièrement celui des origines, celui des studios Sun. La mystique des images sépia d'un rock and roll viscéral des origines le fascine. François, lui, écoute les Stray Cats. La magie de l'adolescence entre deux passionnés de rock qui se croisent au Conservatoire en 2018 opère sans attendre. On compare ses disques, on échange. On sent qu'on est de la même famille, du même gang. Lors de la première répétition, les deux nouveaux amis reprennent du Eddie Cochran.
Calvin et Lila-Rose, eux, se sont découverts en passant leur code de la route. Stones, Beatles, Led Zep, ils écoutent les mêmes disques. Eux aussi forment un groupe, eux aussi de reprises. Calvin, un soir dans un bar vendéen, tombe sur un concert de Dynamite Shakers. En sortie de confinement, il rejoint le groupe, suivi par Lila-Rose. L'aventure peut démarrer. Dynamite Shakers, ça leur va bien.
Lors de leur premier concert, ils n'avaient même pas de nom. Ils ont donc demandé au public de déposer dans une urne des idées pour un nom de groupe. Et ils ont finalement choisi Dynamite Shakers. Un premier album voit le jour en 2024, Don't Be Boring (PIAS), produit par Jim Diamond (White Stripes). Du rock and roll brut, indompté, enregistré tous ensemble dans la même pièce, toujours cet esprit Sun Records si cher à Elouan.
Chez Dynamite Shakers, la scène est une chose non négociable. Jouer tous les jours, jouer encore et encore pourrait être leur devise. Au début, ils jouaient surtout en été. Ils ont écumé les campings de Vendée. Ils jouaient d'abord des reprises des années 50-60 avant de jouer leurs propres compositions. Puis ils sont ensuite passés aux bars, salles de concert, festivals. Une première partie de Sum 41 puis de The Offspring à la Défense Arena, devant 40 000 personnes.
Quand les quatre parlent de musique, ça coule, ça vibre. Gun Club, The Fleshtones, The Cramps, Sonic Youth, Johnny Thunders, The Sonics, Pixies, les noms défilent et on devine chez eux un appétit insatiable, le désir d'écrire la suite de l'histoire. Il ne s'agit pas d'être novateur absolument mais sincère, exalté, généreux. Puiser dans le passé, le connaître déjà, pour mieux écrire le présent, voire l'avenir.
C'est Michael J. Fox dans le premier Retour vers le futur, quand il se branche à l'énorme ampli conçu par Doc. Convoquer les esprits du rock pour que le rituel ne s'arrête jamais. À leur rock abrasif du commencement, ils ont ajouté des orgues, du Farfisa, du piano, des synthés, d'autres ambiances. Ils s'ouvrent, expérimentent, explorent. Il y a plus de relief, de strates. Ils savaient qu'ils ne voulaient pas se répéter. Il s'agissait d'évoluer.
Sur ce nouvel album à venir, ils ont accepté ici et là de ralentir le tempo. Leur univers y a gagné en diversité, en intensité, en mystère. La langue de Shakespeare côtoie donc désormais celle de Molière. Le français, c'est mieux pour gagner en profondeur. Ils se revoient en train de jouer dans les campings, leurs têtes pleines d'espoir et de rêves. Se produire un jour à Paris, dans des salles cultes. Enregistrer leurs propres albums. Ils y sont. Ils savent qu'ils ont eu de la chance. Ils savent qu'ils ont travaillé dur. Ils n'ignorent pas que la route est encore longue et qu'il va falloir donner beaucoup. Ils ne demandent rien d'autre.
Line-up
Participants
Lieu
The Black Lab
8 Rue des Champs, 59290 Wasquehal, France